CP - TAXE PROFESSIONNELLE VOUS AVEZ DIT SUPPRESSION … ?
Depuis que la « suppression » de la taxe professionnelle a été annoncée, chaque groupe socioprofessionnel s’inquiète de savoir s’il sera le gagnant ou le perdant de cette réforme.
Car depuis le départ de Monsieur RAFFARIN, plus personne ne croit au « gagnantgagnant».
D’ailleurs, l’un de nos grands quotidiens nationaux ne titrait-il pas sur le sujet en juillet dernier : « taxe pro : moins de 1% d’entreprises perdantes » 1 ?
Et l’article, schéma à l’appui, de résumer le sens de la réforme :
- l’assiette foncière serait maintenue et même réévaluée
- les investissements ne seraient plus taxés
- une taxe sur la valeur ajoutée serait instaurée.
Point n’est besoin d’être grand clerc pour discerner qui va bénéficier ou au contraire subir cette réforme.
Il suffit simplement de se souvenir que notre économie de marché s’est mondialisée et que nos entreprises se divisent grosso modo en deux groupes (qui bien sûr se subdivisent eux-mêmes).
D’un côté, les grandes entreprises industrielles nationales ou internationales, grandes consommatrices de biens d’équipement destinés à la production ou à la transformation. Cette catégorie d’entreprises est susceptible de « délocaliser » ses activités au gré du coût de la main d’oeuvre, mais aussi de la fiscalité.
L’autre catégorie d’entreprises, constituée d’entreprises de taille plus réduite exerce son activité sur le sol national, et ne peut « délocaliser ». Ce sont les PME, TPE, commerçants (grands et petits), agriculteurs, artisans, professions indépendantes, etc…
*1 FIGARO ECONOMIE – 9 juillet 2009 – page 20