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CETTE CONCURRENCE EST
CRITICABLE.
Car
elle ne s'exerce pas à armes égales :
Dispense
de charges fiscales telle que la Taxe Professionnelle
pour les Services Publics,
défaut
d'assurance professionnelle pour les Services Publics,
les
compétences exigées pour des prestations
identiques ne sont pas les mêmes,
les
conditions d'exercice ne sont pas comparables.
Les services publics, par la
position privilégiée qu'ils occupent,
faussent le jeu de la concurrence lorsqu'ils interviennent
directement sur le marché.
CETTE CONCURRENCE EST
ILLEGALE.
Car
contraire aux deux grands principes de Droit qui régissent
la Fonction Publique :
1er Grand Principe
Interdiction
faite aux services publics de concurrencer les activités
privées :
Ce principe résulte de la Loi de 1791 qui
proclame la liberté du commerce et de l'industrie.
Le Conseil d'Etat, dès 1914, a considéré
que cette liberté devait s'exercer dans un
système de libre concurrence, excluant ainsi
l'intervention directe sur le marché des
services publics.
2ème Grand Principe
Interdiction
faite à tout fonctionnaire d'exercer à
titre professionnel, une activité lucrative
de quelque nature qui soit.
(Ordonnance du 4 février 1959 relatif au
statut général de la fonction publique).
Ces deux grands principes ont
été progressivement battus en brèche,
par des textes dérogatoires, législatifs
ou réglementaires qui ont ainsi permis à
certains services publics d'intervenir sur tous les
champs d'activités des professions libérales.
Ainsi, des Agents de l'Etat
concurrencent non seulement les libéraux pendant
leurs heures de travail, dans les locaux et avec les
moyens de leur administration, mais perçoivent
pour leurs prestations une rémunération
personnelle, fixée sur des barèmes artificiellement
bas.

CETTE CONCURRENCE EST
PREJUDICIABLE
POUR L'ETAT ET LE CONTRIBUABLE.
Car
l'Etat et le contribuable :
assument
les charges de l'activité personnelle des agents
publics, endossent l'entière responsabilité
des sinistres pouvant être causés par
cette activité,
et
se voient privés des rentrées financières
et des emplois que cette même activité
exercée par les libéraux aurait générés
au profit de la Collectivité, indépendamment
de la valeur ajoutée de la relation humaine
et de la qualité du service rendu.
CETTE SITUATION
INACCEPTABLE NE PEUT PLUS DURER.
Il
convient d'urgence de:
revenir
à l'application rigoureuse des grands principes
de la Loi Républicaine et faire en sorte que
les services publics ne puissent plus intervenir sur
le terrain des professions libérales.
supprimer
les dérogations illégalement accordées
au Secteur Public sauf en cas de défaillance
temporaire ou d'insuffisance réellement constatée
du secteur privé.
L'intervention publique devrait
être parfaitement définie comme rigoureusement
subsidiaire et provisoire et être soumise aux
mêmes exigences que celles imposées aux
professions libérales.
Maître V. SCHREIBER FABBIAN
Vice-Présidente C.N.P.L
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